Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Récits de pêches, plongées , carnets de voyages ,recettes, rock, heavy metal.

Publicité

La morale doit elle passer avant la raison ?

 

Je lisais un article sur le site de l'ecclesiaste (link) au sujet de l'interdiction de la corrida en catalogne conjointement à l'autorisation des maisons closes sur le même territoire. Une question posée dans cet article à motivé ces quelques commentaires.

 

J’ai personnellement du mal à placer les deux sur un même plan (corrida, prostitution), notamment dans la question "Corrida ou prostitution, lequel de ces deux spectacles nous parait il le plus sordide et avilissant pour l’homme à la recherche de son épanouissement?".

Et ceci essentiellement parce que dans un cas il s’agit de mort et de souffrance (les deux pires choses sur terre, considérées de façon quasi-unanimes dans le monde entier) alors que dans l’autre cas il s’agit de plaisir sexuel. De plus, la prostitution n'est pas un spectacle. 

Oui, je maintiens que si la prostitution pose problème à beaucoup de gens, ce problème est lié au sexe et non pas à la vente d’un service. Car la prostitution c’est la vente d’un service, pas d’un corps !

On ne dit pas d’un ouvrier qu’il vend ses mains et ses bras à son patron alors pourquoi une prostituée vendrait-elle son sexe ? Il s’agit tout au plus d’une location dans les deux cas.
Et pourquoi serait-ce valorisant dans un cas et avilissant dans l’autre ? Le service rendu est-il moins utile ? Qui peut répondre à ça ?

Le fait est que notre société considère le sexe comme tabou (oui, même aujourd’hui) et que c’est ça qui pose problème.

Autre versant du problème, si la prostitution a un coté avilissant, esclavagiste et éventuellement dangereux, ce n’est pas dû à l’activité elle même mais bel et bien à la façon dont elle est considérée ! Si il n’y avait pas de honte, pas d’interdit, si la profession était disons "banale" aux yeux du monde et contrôlée par l’état comme n’importe quelle autre, toutes les dérives et la délinquance qui y sont liées disparaîtraient. Il pourrait même y avoir une certaine sécurité de l’emploi...

La question initiale ("Corrida ou prostitution, lequel de ces deux spectacles nous parait il le plus sordide et avilissant pour l’homme à la recherche de son épanouissement?") pourrait alors devenir la question suivante :

 

La morale doit-elle passer avant la raison ?

 

Ceci m’amène à donner un exemple pour lequel la morale prime sur la raison au détriment de la santé publique.

On sait depuis longtemps (j’avais déjà lu des livres de médecins sur le sujet dans les années 80) que l’alcool est une des pires drogues qui soit ne serait-ce qu’en terme d’addiction.

 

Or le Pr David Nutt, du département de médecine du collège impérial de Londre, a publié les résultats de son étude sur les dangerosités comparées des drogues, dans laquelle l’alcool arrive loin devant. Son étude attribue une note sur 100 à chaque substance en fonction de nombreux critères de nocivité (sur soi et sur les autres) liés à sa consommation. Au plus la drogue est nocive socialement et personnellement au plus la note est élevée.

 

 

Résultats :

Alcool 72/100

Héroïne 55/100

Krack 54/100

Cocaïne 27/100

Cannabis 20/100

 

De quoi enfoncer les idées reçues...

 

 

La raison commanderait au bas mot dans une société responsable de tempérer les 4 plus dangereuses et éventuellement de plébisciter la plus "saine" (la moins nocive) comme palliatif...

 

Or on voit bien ici que ce sont la morale et les idées reçues qui commandent : il est impossible d’imaginer une seule seconde qu’un débat pourrait avoir lieu sur le sujet !

 

J’ajouterai même que je suis certain que de très nombreuses personnes (majoritaires peut être ?) vont contester ces résultats scientifiques sur la seule foi de leur ressenti personnel, de la culture nationale et bien entendu de la morale qui en découle. Je crois d’ailleurs que le Pr Nutt a été inquiété suite à sa publication.

 

Alors, morale ? tradition ? raison ? bien être de la population ? évolution sociale ? santé publique ? qu’est-ce qui est le plus important et pourquoi ?

 

Quant à la Corrida, le problème est bel et bien un problème de morale et uniquement de morale : est il acceptable dans une société dite "évoluée" de tolérer un divertissement qui est basé sur la souffrance et la mort ?

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
<br /> <br /> bonjour les amis<br /> <br /> <br /> un superbe reportage,on mange le crabe quand ? ? ?<br /> <br /> <br /> amicalement les dunkerquois<br /> <br /> <br /> Jean.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> Merci,<br /> <br /> <br /> C'est vrai qu'il fait envie ce crabe... Dommage pour le prix carrément dissuasif.<br /> <br /> <br /> Alain<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> je ne suis pas tout à fait d'accord, la violence est liée à la frustration mal gérée<br /> <br /> <br /> la frustration on doit l'apprendre tôt... il le faut, parce qu'elle survient immanquablement à un moment ou à un autre de l'existence...<br /> <br /> <br /> l'interdit en lui-même suscite, à ce que j'ai pu en remarqué, plous de docilité aveugle et confortable que de violence, et c'est tant mieux d'ailleurs, on se taperait tous sur la trogne avec tous<br /> les interdits qu'on nous assène...!!!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> pour ce qui concerne l'esclavage (en ce moment la quasi totalité des salariés sont esclaves modernes sur cette planète...) oui, chassons un emploi ou un stage pour un autre, toujours contraignant<br /> et pénible...<br /> <br /> <br /> mais tant qu'à faire, un boulot/esclavage si tu veux, qui n'ait pas d'incidence directe délétère et durable sur l'image de soi corporelle, le caractère intime et particulier de la sexualité, la<br /> procréation et le plaisir amoureux comme sexuel...<br /> <br /> <br /> à tout prendre je préfère nettoyer les fèces des malades...<br /> <br /> <br /> mais bon, c'est un point de vue tout personnel, là...!!<br /> <br /> <br /> je ne pense pas à interdire mais à défavoriser les options négatives à tous points de vue... la carotte est souvent plus efficace que le bâton... une nuance dans ce métier qui peut relever du<br /> grotesque, je te le concède... :)<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> D'accord, mais j'avais sauté une étape simplement :<br /> <br /> <br /> A quoi est due la frustration (gérée ou pas) ? A l'interdit.<br /> <br /> <br /> Donc à fortiori, la violence est due à l'interdit.<br /> <br /> <br /> Exemple : qu'est ce qui suscite le plus de frustrations mal gérée ? Le sexe. Et dans nos sociétés à morale Judéo-Chrétienne, qu'est-ce qui supporte le plus d'interdits ? Idem.<br /> <br /> <br /> Je serai curieux de savoir si dans sociétés où la morale est différente on a autant de frustrations et de délinquance engendrées par le sexe.... Par exemple, dans la société Maori d'avant la<br /> colonisation (sexe libre), y avait-il des meurtres sexuels ou des tueurs en série ? Je ne le crois pas. Y avait-il seulement de la prostitution ? Je ne crois pas que cela aurait eu du succés, les<br /> gens n'étant pas frustrés par l'interdit social.<br /> <br /> <br /> En fait on a tendance à raisonner comme si NATURELLEMENT le sexe était à part. Alors que c'est notre morale acquise au cours des deux derniers millainaires qui l'a mis à part. Nous raisonnons à<br /> travers cette morale dans laquelle nous vivons et avons été élevés...<br /> Mais ce n'est pas inné, c'est acquis.<br /> <br /> <br /> Rien ne distingue OBJECTIVEMENT cette activité des autres. C'est seulement le jugement moral qui la distingue.<br /> <br /> <br /> Autrement dit, il n'y a pas de "vraies raisons" de dissocier les plaisirs  seulement celles que l'on s'est créées. Instaurer une différence morale entre manger et copuler est artificiel. La<br /> morale est artificielle et liée à une société donnée, ce n'est pas une vérité absolue.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C'est ça que je voulais faire ressortir.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> c'est pas moi qui te contredirai...<br /> <br /> <br /> très bon article!<br /> <br /> <br /> pour la prostitution j'ajouterai au registre des réserves qu'un gâteau produit par la boulangère payée, ou par la maman, ou par l'épouse ou acheté sur un rayon de supermarché, va nourrir, est un<br /> service rendu, payé ou pas, fait avec amour ou pas et ayant un goût discutable selon les cas...<br /> <br /> <br /> mais, la personne qui le prépare a la satisfaction d'une paye ou l'amour de le faire selon... et ne risque pas sa santé, aucune violence...<br /> <br /> <br /> dans la prostitution l'on rend possible, tolérable, l'usage de la sexualité à d'autres fins que l'amour, la procréation et le plaisir partagé... on en fait officiellement un outil de travail, un<br /> service rendu... dès lors, on peut imaginer une épouse décider que son mari se paierait désormais ses services.. soit à elle soit à une prostituée... ya pas de raison de rendre service<br /> gratuitement, les jours où, pas envie donc pas de plaisir escomptable, mais nécessité de service rendu au nom de la solidarité dans le couple, tant qu'à faire autant dignement se rétribuer un<br /> service rendu, non?... oui l'extension est problématique -si je peux parler d'extension...<br /> <br /> <br /> mais c'est là qu'est la motivation cohérente des opposants... qui ne seraient pas motivés par la religion ou des a priori ignorants...<br /> <br /> <br /> non non, le corps considéré comme un outil pour le patron/le client, ne peut être étendu à toute partie<br /> <br /> <br /> dès lors, le ventre d'une femme peut être loué pour la procréation, le fruit de la réflexion et de la création être loué par un patron, sans pouvoir déposer de droit (ah oui, ça arrive déjà ça...<br /> comme pour m. moreno et sa carte à puce...), le prête-nom, l'homme de paille, le "nègre" en écriture etc...<br /> <br /> <br /> et on le sait bien ces domaines se discutent pour la même raison...<br /> <br /> <br /> est-ce si subjectif que cela?<br /> <br /> <br /> le choix ici du mot moral, lui-même n'est-il pas déjà orienté sur un conditionnement personnel de gradation des registres de réflexion, la morale ici ne revêtant pas de charme attractif<br /> évident...? :o)<br /> <br /> <br /> ne s'agit-il pas plutôt ici d'éthique, tout simplement...<br /> <br /> <br /> de cohésion de la société, de définir justement la limite de ce qu'on peut considérer un outil de travail... mmm...<br /> <br /> <br /> ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> en te souhaitant douce nuit, sobre et sans rêves de massacres animaux organisés...note, la camargue a des traditions moins sauvages en arènes...<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> La violence est liée à l'interdit. Indissociablement.<br /> <br /> <br /> Supposons que l'on supprime la profession (que l'on y parvienne vraiment). Supprimera-t-on pour autant le malheur des femmes qui la pratiquent par obligation ? Elles trouveront ou on leur<br /> trouvera une autre activité sans doute aussi désagréable, ou bien elles n'auront plus de revenus.<br /> <br /> <br /> Pas si simple, d'interdire.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci pour pour le com<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> <br /> Explicite article, qui fait se poser des questions...c'est bien là son but.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre