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Récits de pêches, plongées , carnets de voyages ,recettes, rock, heavy metal.

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Avoir une discussion : pas simple.

Que ce soit sur le web ou bien dans la réalité, il m'est difficile d'avoir une discussion digne de ce nom. Ou plus précisément, il m'est difficile de trouver quelqu'un avec qui avoir une discussion digne de ce nom.


Quelques définitions du mot "discussion" trouvées sur le web :

1) communication entre deux ou plusieurs personnes ou groupes de personnes visant à produire un accord

2) Échange de propos, d’idées, de points de  vues.

3) Opération qui consiste à comparer des données avec celles des autres et à les accepter ou à les rejeter à l'aide d'une certaine argumentation. Ces données peuvent êtres des  hypothèses, des faits, des idées....


Alors tant qu'on s'en tient à des banalités, tout va bien, et tant qu'on s'en tient à des consensus (le vilain mot ! comprend qui veut...), tout va bien.
Par contre, dès qu'on en arrive à des divergences d'opinions, ça délire grave, et la discussion se transforme en lutte d'influences, voire en engueulade.

Personnellement, je me borne à argumenter le plus clairement possible, mais à mesure que les passions prennent le dessus, mes interlocuteurs sont de plus en plus dispersés, ils collent de moins en moins au sujet et s'énervent de plus en plus.
Bon, d'un côté, ça veut dire que j'ai raison, puisque l'argumentation de mon "adversaire" part en quenouille Mais c'est pénible.
D'autant plus que je ne détecte pas à priori le désir désespéré d'avoir raison de mon interlocuteur : pour moi, si j'ai tort et qu'on me le montre, tant mieux ! J'aurai appris quelque chose. Mais il faut me le montrer autrement qu'en gueulant, sinon ça joue pas.
Malheureusement il semblerait que la plupart des humains n'aiment pas avoir tort (suis-je le seul à l'accepter ?).

Par ailleurs, avec moi c'est rare d'aller jusqu'à l'engueulade, parce que je m'en fout. Je laisse tomber. Avec moi, ceux qui veulent avoir raison ont raison.

Ce que je voudrais, c'est qu'on m'oppose de vrais arguments pour faire évoluer mon point de vue (que je suis bien loin de considérer comme parfait en général).

Malheureusement, en cas de désaccord, ce sont souvent les désirs de domination, d'être reconnu, d'être le plus fort, qui président la discussion.

Il y a aussi assez souvent le cas de celui qui a une idée fixe et qui n'en démords pas.
Même si elle n'a aucun rapport, il se sert de son idée pour l'opposer à mes arguments alors qu'elle parle d'autre chose.
En général, j'essaie gentiment de ramener la conversation sur le sujet puis j'abandonne pour ne pas vexer.

Résultat: c'est vraiment pas souvent que j'arrive à parler avec quelqu'un sans arrières pensées. N'y a-t-il sur terre que des névrosés qu'il ne faut pas vexer ?

Si vous êtes comme moi, sachez que vous n'êtes plus seuls...
J'émettrais chaque soir un message d'espoir sur la fréquence 101, ensemble, nous pouvons nous en sortir (mais qu'est-ce que je dis moi ? C'est pas la fin du monde !)


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M
Heureusement, il existe encore des personnes qui savent s enrichir de leurs torts ("ce qui ne me tue pas me rend plus fort" Nietzsche).Soyons honnêtes avec nous même : nous nous leurrons quand nous affirmons que telle chose est vrai ou ne l est pas (les multiples révisions de thèses scientifiques illustrent bien ce cas). Tout ce que nous pouvons affirmer c'est que nous prenons cette chose pour vrai. Encore faut il passer par de sérieux travaux de pensée et de raisonnement pour que la véracité de la dite chose soit la plus adéquate possible.Donc la relativité des vérités engage à une remise en question systématique de sa propre pensée afin de rester humble et potentiellement améliorable.Bon j avoue que c'est un peu pompeux.En tout cas mon cher Alain je vous tire mon chapeau car peu (hélas) de personnes peuvent faire taire leur égo.Je souhaite vivement que nous débattions prochainement de sujets intéressants afin de mieux construire nos pensées.Sincèrement et amicalement.
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M
Comme le disait un commentaire, plus que l'égo c'est peut être le besoin de reconnaissance qui s'exprime dans la façon qu'on certains de discuter.Il est difficile de faire abstraction de l'histoire de la personne avec laquelle tu veux entamer une discussion. Quelle éducation a t elle reçue ? Je veux dire quels exemples de rapports humains a t elle rencontré au moment où elle s'est construite. psychologiquement . Quelle charge émotionnelle contient le sujet de la discussion pour elle? Ne serait-il pas (voilà je suis coupée, je viens d'apprendre que mon frère est en réa), ce genre d'évenements aussi ont tendance à perturber une discussion.Peut être si cela t'interesse devrais tu essayer de trouver des stratégies d'évitement à l'engueulade et surtout ne pas démarrer un discussion quand tu es sous l'influence d'alcool. Ou admettre qu'on ne peut pas discuter sur tous les sujets avec tout le monde.Je vais donc vaquer aux occupations hospitalière à plus tard
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M
j'aime beaucoup le point de vue de netwaket le tien aussi alainje crois que notre ego est tant mis en route dans l'argumentation qu'il est difficile de s'en affranchirje crois aussi que cet ego n'est pas un ennemi, bien contraint à son rôle actif et créatif, à son potentiel déployable de cognition, de cohérence, d'ordre, il est un atout pour exprimer, transmettre et appréhender la véritéje crois aussi que d'avoir tort ou raison n'est jamais qqc de définià plusieurs titresd'abord parce que les deux se peuvent dans le même tempsensuite parce que ce n'est pas le butaméliorer ce qui est dit ou pensé ou perçu est le butcelui qui est le plus proche du vrai ou de la façon de le dire, peut encore s'en approcheret celui qui en est le plus loin peut aussi apprendre à l'accepter, sans pour autant désirer s'en approcher (puisqu'il ne considère pas cela acceptable)le principe de toute discussion est avant tout la communicationpas le résultat, je ne crois pas que la communion se fasse par l'accordon peut communier dans le désaccord le plus courtoisdeux êtres passionnément épris l'un de l'autre peuvent voter diamétralement opposé par exemple...pour faire dans la caricature...bon je fais vite, mais l'abandon est autant une marque d'ego que de sagesse, selon que l'on juge pour se rassurer ou que l'on positive l'action, de part et d'autrele fait de poursuivre une discussion qui n'a pas encore défini l'accord ou le désaccord, peut autant être un marque d'insistance néfaste que de détermination positivej'ai coutume de dire que l'intention qui nous anime, nous et nous seuls la connaissons, enfin, je devrais dire, la "re"-connaissons...:))mais en définitive la perception intuitive que l'on a, qui veut que l'on poursuive l'amitié au-delà du contenu des discussions, est l'expression de la plus pure vérité, au-delà des mots...en cela, ces discussions, même péjorativement perçues par leur longueur, ont toujours un sensbises du jeudi, en toute amitié confiante
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N
Salut,Je vais reprendre la question précédente qui est très bien posé. Es-t'on prêt à assumé une discussion ?Parce qu'une discussion n'est pas qu'un échange de mot. Une discussion cherche un accord finale comme conclusion. Le problème est là, qui veut abandonner ces opinions ? Pas notre égo qui les déifie. L'adversaire a tord, non pas que ces arguments sont faux, mais parce que c'est adversaires. Nous ne sommes plus dans le rationnelle mais dans l'affect. Nous ne cherchons plus la vérité, mais à affirmer notre vérité, aussi mauvaise qu'elle soit. Le débat devient biaisé. C'est la dissonance cognitive, un refus catégorique de changer ses opinions.Ici Shopenhauer et son (l')art d'avoir toujours raison peuvent nous venir en aide. Ils montrerons les façons adroite et maladroite de détourner un débat dans son sens, au détriment de la vérité. Car dans notre société, quand il est l'heure de la débat, tout les coups sont permis. Quelque passant pourront se s'étonner de l'absence de notre cher esprit critique ... paix à son âme.Je suis pas plus blanc que les autres. Une discussion avec un ami a dérouté sur la question de savoir si mon chien courrait moins vite que moi (quand il était plus jeune, maintenant je suis à la ramasse). Son argument était que je n'avait aucune manière objective de savoir si mon chien courrait à son maximun. Il aurrait pu me suivre tout simplement. J'ai refusé tout argumentation. Même aujourd'hui je reconnaîtrai mon erreur à demi-mot.Ce ami m'avait un jour que j'était très sincére avec moi. Malheuresement je ne suis pas encore là. La solution est peut-être là, être sincére avec soi-même pour être sincère avec les autres.A une autre fois sur ton blog.Netwak
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A
<br /> C'est justement là qu'est mon probléme. La satisfaction des egos.<br /> Pour moi, une discussion, c'est un moyen de m'enrichir ou d'enrichir quelqu'un (c'est celui qui a tort qui s'enrichit).<br /> Or, justement, je déplore que l'ego prenne si souvent le dessus. Personnellement, je préfére quand j'ai tort car alors j'apprend quelque chose.<br /> Encore faut il que j'ai vraiment tort et que l'autre ait vraiment raison (je dois dire que c'est rarement le cas).<br /> Comme mon ego ne m'interresse pas dans ce cas, j'abandonne (si il le faut en disant que j'ai tort) mais souvent l'autre n'est pas dupe.<br /> Mon probléme devient alors : comment faire pour que cette discussion ininterressante s'arrête ?<br /> Quand les arguments que j'avance ne sont ni écoutés ni infirmés correctement, je n'apprends rien, je sert juste de faire valoir à l'ego de l'autre.<br /> Je préfére ne plus rien dire.<br /> <br /> Les gens sont ils donc tous à ce point gouvernés par leur ego ?<br /> Est il compréhensible pour quelqu'un que je me fiche éperdument de convaincre (sauf dans certains cas précis) et que je préfére avoir tort et apprendre que raison et ne pas être écouté ?<br /> Suis-je un extra-terrestre ?<br /> David Vincent, help me !!!!<br /> <br /> <br />
M
je vais aller plus loinest-on réellement prêt à assumer une discussion?oui, parce qu'on parle on argumentemais quand l'argumentaire en face demande d'aller plus loin qu'on escomptait...on fait quoi?"non merci, finalement ça m'intéresse plus je t'ai dit ce que je voulais dire, tu me dis ce que tu veux, j'en peux plus..."?!!!on fait comment quand on a juste envie de faire un ptit excès de langage, genre sophisme récurrent qui passe les nerfs mais qu'en face la personne ne vous connaît pas assez pour trier et vous craignez qu'elle vous étiquette comme étant de mauvaise foi... hein? comment on fait...?!pourtant on a bien le droit d'évacuer ce qui nous chagrine tout en connaissant notre impuissance à le changer...et ce par le biais d'une râlerie publique parfois partagée...heing?!!le tout c'est de saisir qu'une question en forum (ou sur un billet de blog interactif) se veut surtout un débat d'idées et pas un étalage d'arguments biaisés, qui manifestement agacent les autres forumerset qu'un dialogue avec son conjoint par ex, sur un sujet qui demande une solution ou un accord (compromis plus que consensus, oui merci) a pour but en général d'arriver à une entente et là, il faut encore plus faire attention à la nature de ses arguments, exprimer clairement le ressenti et les arguments objectifs, faire la part des choses quoi...sinon c'est le déchaînement des procès d'intentions, des tirages de couverture à soi, et de la lutte d'ego infructueuse, non pas par besoin de domination la plupart du temps mais par besoin de reconnaissance ou par peur de perdre des avantages acquis ou au moins un équilibre fragile déjà atteint...quant aux névroses,...je crois qu'il faut se résoudre à composer avec celles de chacun, peu y échappe...:o)merci pour ce billet l'ami!
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