Les activités principales, quand on est en vacances en Polynésie, c'est tout ce qui touche de prés ou de loin au lagon.
Le lagon , c'est une zone maritime située autour des îles hautes ou au centre des atolls, et qui est protégée par une ceinture de corail : le récif.
Le lagon communique avec l'océan par des passes plus ou moins profondes et plus ou moins larges situées en face des cours d'eau (ou des anciens cours d'eau).
Une de nos activités quasi journalière était la chasse sous marine. En polynésie plus qu'en France, on attache les prises à une bouée que l'on tire avec une ligne attachée à cheville...
Une "coutume" rendue nécéssaire par certains habitants du lagon et dont Mme M.H.B a pu tester l'efficacité :
Les "Black tips" (pointes noires) sont assez fréquents et plutôt espiègles.... Leur petite taille les conduit à attaquer des proies de 50 cm maximum, mais le sang des poissons les attire de loin et il vaut mieux qu'ils se nourrissent à bonne distance de nos poignées d'amour.
Pour les veinards qui possédent un fare au bord du lagon, il est fréquent de "garer" son bateau devant le jardin, suspendu à un portique abrité.
Les bords des passes sont trés poissonneux car bien oxygénés par le ressac et en contact avec l'océan. Les pêcheurs viennent y pratiquer la pêche au filet et au caillou :
Après avoir tendu leur filet de 50m, ils rabattent les poissons en laçant des cailloux, en tapant l'eau avec un bâton, en faisant un maximum de bruit.
Cette pêche peut être pratiquée de façon plus traditionnelle, avec de nombreux rabatteurs qui frappent la surface de l'eau à l'aide de pierres volcaniques attachées à des cordes.
Les passes sont en général bordées de bancs de sables appelés "motus" sur lesquels poussent des cocotiers et quelques autres arbres.
L'île vue de la passe :
Un motu :
Essai de "jigging" (pêche verticale) dans une passe. Sans résultat. Même là rien n'est gagné d'avance !
Deux autres motus :
Les îles sous le vent sont desservies par des cargos très réguliers, ici le Taporo VI :
Les motus offrent aussi des mouillages paradisiaques :
Une rencontre fréquente dans le lagon de Raïatea :
Entre Raïatea et Tahaa, l'effet de couloir produit un courant d'air très apprécié des kiters qui atteignent des vitesses impressionnantes : avec le 100 ch à fond, il était encore un peu plus rapide que nous.
Et quand on dispose d'un moyen de transport maritime, on peut aller faire des pique niques grandioses sur les motus.
Là c'était un dernier regard avant le départ proche.... Une imprégnation rétinienne.