Partager l'article ! Notes, redoublement, PISA : ça m'éneeeeeeerve !!!: Suite aux résultats du PISA 2009, Une chose est édifiante : ...
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Suite aux résultats du PISA 2009, Une chose est édifiante :
Quand on dit que "Les pays où le redoublement est une pratique courante affichent de moins bons résultats que les autres", cela sous entend une interprétation politiquement correcte :
Si on redouble moins, les résultats seront meilleurs.
Bizarrement, on "oublie" carrément de faire une autre interprétation pourtant beaucoup plus logique :
C'est parce qu'on a de mauvais résultats que l'on redouble beaucoup.
En effet, un élève n'a jamais redoublé à priori ! Il va d'abord en classe, et c'est ensuite, parce qu'il n'a pas réussi, qu'il va AVOIR DROIT à un redoublement.
Et si il n'a pas réussi à la base, ce n'est pas parce qu'il avait redoublé puisque le redoublement vient APRES l'échec !!!
Comment donc se fait-il que cela ne saute pas aux yeux de tout le monde ? Comment peut-on accepter que l'on nous dise des inepties pareilles ? Comment est-ce possible de trouver sur des forums
des enragés de la suppression du redoublement qui ne connaissent strictement rien au fonctionnement d'une classe ?
On nous dit : les élèves qui ont redoublé ne font pas (statistiquement) d'études longues.
Aaaaaahhhh ! Bravo ! Ça c'est de l'argument !
En gros, ça veut dire que les élèves qui ne sont pas doués pour les études... Ne sont pas doués pour études !
Heureusement qu'on a des statistiques fournies par des technocrates besogneux dans l'éducation nationale.
Personne n'a l'idée de se dire qu'un élève qui accepte son redoublement et en comprend la nécessite peut ainsi surnager et au moins acquérir des bases saines qui lui serviront dans sa vie... Non, redoubler c'est mal !
Paaas beau ! Redoublement = Satan !
Alors moi, et bien j'ai mauvais esprit. Et mon mauvais esprit me dicte la chose suivante :
Tous les élèves qui redoublent restent par définition un an de plus à l'école. Ils remplissent donc les classes et ils faut des profs pour s'en occuper.
Seulement les profs, ça coûte cher, c'est de gauche et ça fait des grèves. Alors des profs, on en veut le moins possible, et tant pis si quelques mauvais élèves en pâtissent.
En plus (double effet kiss kool), en disant que si les élèves redoublent (AAAAAAHHHHH, le mot interdit !) c'est parce que les profs sont de vilains rétrogrades, on fait d'une pierre deux coups en
enfonçant les profs.
Ensuite, on nous parle d'aide aux élèves en difficulté : très bien, il faut le faire.
Mais comment faire ceci sans moyens supplémentaires (et même avec moins de moyens qu'avant).
NON, on ne peut pas dire qu'on peut faire abstraction des moyens ! La Finlande, toujours citée en exemple, met des moyens énormes sur son éducation, c'est un CHOIX politique ! Comment en
faire abstraction ? Moins d'élèves, plus d'enseignants, plus de fonds....
Quand en plus on sait que les petits Finlandais n'ont pas d'école maternelle (ils commencent à 7 ans), il est impossible de dire que la réussite ne dépend pas en majorité des moyens débloqués
!!!
Ils commencent tard, mais dans de petits groupes bien encadrés, sereins, avec du bon matériel, adapté aux besoins, la cantine est gratuite....
Évidemment qu'ils réussissent mieux !!! Tellement mieux qu'ils ont besoin de trois ans de moins...
En chiffres : 6,2 % du PIB est consacré à l'enseignement en Finlande. Transports et repas gratuits. En moyenne, 14 élèves par classe au primaire.
En France, la part du PIB consacrée à l'enseignement est plus importante (7 et quelques) mais manifestement plus mal employée (22 élèves par classe)! Et on supprime des postes comme si c'était ça qui était trop cher... Si on compare avec la Finlande, on voit bien que ce n'est pas le cas.
ET OUI ! SI ON VEUT COMPARER, IL FAUT TOUT COMPARER ! pas seulement ce qui arrange !
Accessoirement, ils ont aussi beaucoup moins de problèmes sociaux à gérer.... Il faut comparer ce qui est comparable.
Et dans le cas de la Corée du Sud, grande gagnante du PISA, ce sont les parents qui financent la réussite ! 1950 dollars de dépenses annuelles par élève pour les cours particuliers....
Évidemment, ils peuvent bien être 30 par classe, dans ces conditions. Et ça ne coûte rien à l'état.
Enfin bref, quand j'entends ce que je j'entends dans les médias et les conférences et quand je vois ce que je vois dans les écoles et dans la rue, je trouve que j'ai bien raison de penser ce que je pense....
Tiens ? J'ai pas parlé des notes. Ce sera pour une autre fois.
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