A l'hôtel de l'aéroport de Marignane, comme pour nous rappeler la cause de notre présence ici, c'est plein de pubs qui parlent du tour de France (Je rappelle que nous dormons à l'hôtel à 10 min de
la maison car le tour va bloquer les routes le jour du départ).
Finalement, c'est pas si mal que ça, car la maison est bouclée, et la navette de l'hôtel nous amène en 3 min devant la porte d'enregistrement.
Pas beaucoup d'attente, car notre avion va à Londres et n'est pas trés gros.
Soleil de plomb sur le tarmac (vous avez remarqué comme ce terme inconnu il y a 5 ans est subitement devenu à la mode ? On l'entend de partout).
A Londres, par contre, c'est plus couvert (pas de mauvais esprit svp).
Nous avons en tout 12 bagages en comptant ceux de cabine, car j'ai emporté beaucoup de matériel de pêche et de plongée.
Les cannes et les arbalètes sont rangées dans des tubes en PVC fermés par des bouchons vissés.
C'est avec tout ce fatras que nous prenons la navette pour aller de Gatwick à Heathrow (au grand damn du chauffeur qui doit le ranger dans la soute). Le trajet dure une bonne heure (on contourne
tout Londres).
Arrivés à Heathrow, nous enregistrons les bagages pour Los Angeles, puis nous mangeons un morceau avant d'embarquer.
Le changement d'aéroport que je craignais un peu n'est finalement pas trop contraignant, on n'attend pratiquement jamais.
Et le fait de passer par Londres nous a fait gagner 500€ par billet (soit 2000€) comparé au vol direct par Air France !
Nous partons avec une heure de retard à cause du mauvais temps.
Dans le 747 de la British, je force tant que peux pour ne pas dormir car j'ai calculé qu'en dormant à la fin du voyage, le décalage sera en partie absorbé (nous arrivons le matin).
La courbure de la terre fait que le chemin le plus court passe au dessus du Groenland (ci dessous).
Plus tard, sur l'océan, j'ai vu des icebergs, dont un immense (plusieurs kilométres) mais la photo ne rend rien.
Deux heures avant d'arriver à LAX (l'aéroport de L.A. s'appelle comme ça), on nous réveille pour remplir les fiches vertes (obligatoires pour débarquer aux USA) et pour le petit dèj...
La correspondance est trés simple et trés rapide. On récupère les bagages instatanément, on passe la douane trés vite, (le fonctionnement est trés efficace), puis on enregistre les bagages sur le
vol suivant immédiatement, sans faire la queue.
Bien obligé de constater que malgré leur sois-disant obsession sécuritaire, les Amerloques nous font perdre moins de temps que les Français, tout en contrôlant aussi bien. De plus, ils sont
beaucoup plus aimables et souriants (en moyenne).
On remarque aussi qu'ils font moins de simagrées inutiles. Par exemple, il y a de vraies poubelles dans l'aéroport au lieu des sacs transparents trop petits.
Bref, ils ne semblent pas considérer que le Scotch jaune est un rempart contre le terrorisme.
Trois heures plus tard, nous décollons sur Air Tahiti Nui.
Repas, puis je dors jusqu'au bout (6h environ).
On débarque sur le tarmac (sic) de Faaa à 4h30, toujours aussi contents d'être accueillis par l'odeur des fleurs (la fleur de tiare notamment, a une odeur très forte).
Tous les avions sont accueillis par de la musique tahitienne et chaque passager a droit à sa fleur de tiare pour mettre à l'oreille.
On retire des francs CFP, on téléphone à la pension où on doit dormir et on récupère notre voiture de location.
La pension chez Damyr se trouve au dessus de l'aéroport et je vous la recommande pour votre halte à Papeete. Daniel et Myrtille sont très accueillants.
Malgré un petit malentendu de réservation, Daniel a trouvé très vite une solution et nous a offert un petit déjeuner. A titre indicatif, la nuit plus les petits déjeuners pour 4 nous ont coûtés
environ 100€ .
Ici, la vue depuis la terrasse de Damyr. On voit Moorea au loin et l'aéroport au bord de l'eau.
Dans le jardin, un manguier couvert de mangues.
Et des fleurs de partout. Ici un frangipanier.
Vue rapprochée de l'aéroport et "notre" avion.
Le petit déj' est composé de pain, confiture, café, thé ou chocolat et assiette de fruits.
Nous partons ensuite faire le tour de l'île, direction côte ouest.
En face d'un parking permettant de se rendre à des grottes, je marche un peu dans l'eau cristalline. Décidément incroyable !
Nous sommes au bord de la route ceinture, très fréquentée, et on peut voir des anémones, des poissons clowns et un tas d'autres espèces, sans mettre la tête sous l'eau !
Un peu plus loin, une plage de sable noir (Tahiti est volcanique) où un beau rouleau permet aux surfers de pratiquer prés du bord.
Nous arrivons à Taravao, l'extrême sud de la grande île, à l'isthme qui permet de rejoindre Tahiti Iti, la petite île.
Nous faisons une promenade dans le jardin botanique, très agréable où l'on peut voir des espèces spectaculaires comme cet arbre de la famille des ficus dont les racines aériennes se transforment en
troncs. Il couvre pratiquement une surface de 100 mètres carrés.
Sur Tahiti Iti ("Tahiti la petite" par opposition à "Tahiti Nui", la grande) nous allons jusqu'au bout de la route où se trouve la plage mythique de Teahupoo.
Mythique pour sa vague géante et sa compétition internationale de surf... Ne cherchez pas la vague, on ne la voit pas du bord, elle est (comme souvent) sur le récif à environ deux kilomètres du
bord.
Pas loin de là, un petit snack en bord de plage nous permet de manger notre premier poisson cru de l'été.
Et de prendre un premier bain...
Nous remontons ensuite la côte Est en faisant une halte aux cascades, qui sont faciles d'accès (5min de marche).
A 16h, la fatigue se fait irrésistible (12h de décalage horaire !!) et nous rentrons nous écrouler sur nos lits sans manger.
Le lendemain, vers 5h30 (tour de cadran) nous nous levons et allons faire un tour dans Papeete.
Visite du marché, du front de mer, quelques boutiques... Et à midi, poisson cru et mahi mahi sauce vanille (voir recettes sur ce site).
Nous retournons ensuite à l'aéroport pour aller à Raïatea.
Ça c'est une pub pour aller skier là où il y a de la neige dans le coin... Beaucoup le font (ceux qui ont les moyens).
Le prix indiqué correspond environ à 900€.
Les avions d'Air Tahiti sont petits (une cinquantaine de place) et il faut enregistrer notre excédent de bagages en fret (on a droit seulement à 20 kg chacun ici). On se débarrasse donc de 73kg
pour la modique somme de 100€ (je donne ces renseignements pour ceux qui comptent s'y rendre).
Et c'est parti !!!
L'aéroport de Faaa (non je ne fais pas de faute, il y a 3 "A").
Côte Ouest, la marina :
Et Moorea, où on fait escale après 5min de vol.
On voit distinctement la barrière de corail, ici assez proche du bord.
Les Îles Sous Le vent sont toutes des îles hautes entourées par une barrière de corail qui peut être collée à l'île ou bien à 2 ou 3 kilomètres.
Dans les Tuamotus, par contre, l'île haute à disparu (enfoncée sous l'eau) et il ne reste que l'anneau de corail.
Nous survolons ensuite Huahine (la ligne blanche, c'est l'écume de la vague sur le récif).
Et on voit ici distinctement une passe : un endroit où le corail n'a pas poussé et où on peut passer en bateau pour accéder à l'île.
Pourquoi n'a-t-il pas poussé ?
Tout simplement parce qu'en face (dans la baie) il y a une rivière et que le corail ne pousse pas dans l'eau douce.
Et voici enfin Raïatea, but de notre voyage.
La ville principale, Uturoa et son port :
Nous sommes accueillis par la famille avec les traditionnels colliers de fleurs, et nous faisons plusieurs voyages avec la petite voiture pour amener tout et tout le monde à la maison.
Bord de lagon, plage privée, bateau, kayaks, on est à pieds d'oeuvre....
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